Le même jour, de nuit, très tard, peut-être même déjà le lendemain, je suis
réveillé en sursaut par la chaleur et le poids de quelque chose. Un peu hagard
j'ouvre les yeux. Dans la pénombre je distingue une forme qui s'est allongée
juste à côté de moi.
Je vous le donne dans le mille : Ambre...
Et dire que je me suis fait chier à déplier le canapé dans le salon! Agacé, je
repousse sèchement le corps qui s'était plus ou moins allongé sur le mien.
Mais il ne s'écarte pas pour autant. Il est sur moi, à cheval sur mes hanches.
Pour faire simple : il m'allume. Et ne vous imaginez pas que je vais réfléchir
très longtemps à ce-qui-conviendrais-le-mieux-de-faire comme je sais pas quelle
niaise de roman à l'eau de rose pour ados boutonneuses. S'il me cherche trop
il va me trouver. Je pose mes mains sur ses cuisses pour faire plisser le tissu fin
de son pantalon de pyjama. Visiblement cela ne le dérange pas, il vient même
accompagner mon mouvement pour les forcer à les remonter plus haut.
" - Je t'ai ouvert un canapé dans le salon Ambre... "
Il a un petit rire.
" - Pourquoi j'irais dormir sur ce grand canapé froid
tout seul, alors que je peux dormir ici... "





